COMMUNIQUÉ DE LA COMPAGNIE LA BASE
Depuis plus de deux ans maintenant, nous avons pris l’habitude de lire un texte à la fin de chaque représentation. La situation en Palestine étant quasi inchangée depuis l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, nous décidons de continuer à le faire.
Vous n’êtes pas sans savoir que cela fait aujourd’hui 914 jours que le peuple palestinien est victime d’un génocide à Gaza.
Plus de deux ans que la torture, le viol, la famine, le blocus de l’aide humanitaire, sont utilisés comme arme de guerre ; que 90% de la population est déplacée, que 90% des bâtiments ont été rasés, que les écoles et les hôpitaux sont délibérément détruits et qu’il est quasiment impossible d’accéder aux soins les plus élémentaires.
Les journalistes internationaux sont toujours interdit.s d’entrée et les journalistes palestinien.nes, seul.es sur place, sont victimes d’assassinats ciblés.
On dénombre officiellement à ce jour 72 000 palestinien.nes tué.es parmi lesquels plus de 19 500 enfants. Les estimations de nombreux chercheurs et spécialistes qui comptabilisent également le nombre de morts encore sous les décombres, les personnes mortes faute d’accès à la nourriture ou aux soins s’élèvent désormais à 680 000 parmi lesquels 380 000 enfants tués entre 0 et 5 ans.
Aujourd’hui, les Palestinien.nes nous demandent de continuer à relayer leurs voix pour que cesse la violence coloniale israélienne qui s’intensifie également en Cisjordanie. Les villes de Jénine, Tulkarem, Hebron, Naplouse sont dévastées par les raids quotidiens de l’armée, les arrestations arbitraires se multiplient, et les barrages militaires israéliens sont fermés afin d’isoler les villes palestiniennes et leurs habitant.es.
Le sort des populations civiles libanaises et iraniennes est en train de basculer dans les mêmes réalités.
Nous avons ajouté ci-dessous une liste de sources d’information et de documentation auxquelles vous pourrez vous référer si vous le souhaitez. Et si vous pouvez relayer les voix palestiniennes, n’hésitez pas, ils et elles ont toujours besoin de nous.
Merci pour elles et merci pour eux.
(Chiffres du 9 avril 2026)